Goodwood 2025 : programme, plateaux et clichés de la dernière édition

Un matin de juillet 2025, dans l’herbe humide du West Sussex, le grondement d’un V12 Ferrari s’est mêlé à celui d’un SUV Aston Martin, pendant qu’au bord de la mythique montée, des photographes ajustaient leur

Sophie Martineau

Rédigé par : Julien Leroy

Publié le : 28 juin 2026


Un matin de juillet 2025, dans l’herbe humide du West Sussex, le grondement d’un V12 Ferrari s’est mêlé à celui d’un SUV Aston Martin, pendant qu’au bord de la mythique montée, des photographes ajustaient leur zoom sur la nouvelle Valhalla. Impossible de confondre l’atmosphère du Goodwood Festival of Speed avec celle d’un salon statique ou d’une expo rétromobile classique : à Goodwood, tout roule, tout vibre, et chacun repart avec des clichés plein la tête, voire une poignée de poussière anglaise sur les chaussures. Cette édition a une fois de plus prouvé que la passion mécanique ne connaît aucune frontière d’âge ou de marque. Voitures anciennes et prototypes électriques, monoplaces historiques et supercars à six ou douze cylindres, tout était réuni pour transformer ces quatre jours en une véritable fresque vivante de l’automobile. Ceux qui aiment les courses, qui rêvent d’un plateau d’exception ou qui traquent les nouveautés technologiques n’ont qu’à éplucher le programme : la montée de Goodwood ne pardonne pas. Retour sur les incontournables, les plateaux disparates, et quelques clichés volés parmi la foule, moteurs au ralenti et pneus encore chauds.

En bref :

  • Le Goodwood 2025 s’est tenu du 10 au 13 juillet sur le domaine du Duc de Richmond, confirmant son statut d’événement automobile incontournable.
  • Programme complet : montée chronométrée, démonstrations rallye, expo prototypes, zones interactives et première mondiale de nombreux modèles électriques et thermiques.
  • Plateaux d’exception : F1, GT, rallye, supercars – du V12 Ferrari à la dernière Honda Prelude hybride, sans oublier les barquettes artisanales italiennes.
  • L’édition 2025 a mis à l’honneur les 75 ans de la Formule 1 et de nombreuses premières mondiales : Aston Martin Valhalla, Ferrari 12Cilindri, Alpine A290 Rallye…
  • Conseils pratiques : réservation précoce conseillée, appli mobile indispensable, équipement météo à ne pas négliger, restauration variée parfois prise d’assaut.
  • Un événement très prisé par les amateurs de courses automobiles et les passionnés de voitures anciennes, qui s’offre comme vitrine de la performance, de la nostalgie et de l’innovation.

Goodwood 2025 : entre montée chronométrée et immersion mécanique

Impossible d’ouvrir le bal sans parler de la fameuse montée du Goodwood Festival of Speed, 1,86 kilomètre où s’affrontent bolides contemporains, prototypes fous, voitures de rallye et monoplaces historiques dans un vacarme très éloigné de la tranquillité anglaise. Cette édition 2025 n’a pas dérogé à la règle, pilotée par un plateau de professionnels et de collectionneurs rivalisant d’audace et de précision.

Dès jeudi matin, la tension monte dans les paddocks : essais libres, premières chaleurs, réveil des V12 sur l’asphalte frais. Les runs officiels, attendus par la foule dès le vendredi, font grimper la pression : parmi les moments forts, le passage de la Ferrari F80, la BM2 CS dépassant les 530 chevaux, ou les démonstrations époustouflantes des voitures de rallye engagées sur le Forest Rally Stage. Ici, ce ne sont pas que des tours de parade : le chrono compte, l’erreur ne pardonne pas, et chaque virage peut transformer une montée anodine en cliché inoubliable.

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On notera la présence remarquée de plusieurs véhicules autonomes sur un parcours sécurisé, qui ont intrigué autant qu’alimenté les débats. Alors : prouesse d’ingénierie ou nouvelle ère pour les courses automobiles ? L’avis en atelier reste partagé, mais le spectacle était là.

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Petit conseil de mécano : pour les amateurs qui veulent vraiment en vivre chaque instant, il ne faut pas hésiter à arriver tôt, à profiter des accalmies météo pour s’approcher des cordes, et à laisser l’appareil photo sur mode rafale. Entre l’odeur d’huile chaude et le frisson de l’accélération brutale, la montée de Goodwood 2025 a marqué les esprits, confirmant que le programme n’est jamais figé et que chaque édition apporte son lot de surprises mécaniques et d’émotion pure.

Le paddock : de l’expo statique à la proximité des machines

À Goodwood, le paddock central n’est pas réservé à une élite : c’est un espace vivant, où chaque visiteur peut humer la gomme chauffée, observer la préparation des mécaniques avant ou après un run, et croiser des ingénieurs venus expliquer en détail – parfois en français, parfois en italien ou en japonais – les choix techniques retenus.

L’ambiance y est résolument familiale le matin, électrique à l’approche des runs, studieuse lorsque survient un pépin mécanique. On tombe parfois sur un numéro de châssis mythique, comme l’Aston Martin Vanquish Volante présentée pour la première fois, ou la Praga Bohema équipée d’un V6 Nissan, entourée de curieux peu habitués à croiser une hypercar tchèque dans ce contexte.

Les stands dédiés permettent aux visiteurs de tester des simulateurs professionnels ou d’approcher des pièces rares, comme les carrosseries en fibre de carbone de la Ferrari F80 ou les trains roulants de la BMW Neue Klasse X. Loin d’être un simple musée à ciel ouvert, le paddock constitue la mémoire vivante du Festival, où l’on apprend autant sur l’histoire de l’automobile que sur ses évolutions à venir.

Un plateau 2025 explosif : supercars, prototypes et icônes de la course

La force de Goodwood 2025, c’est de réunir sur un seul site une variété de modèles qui, ailleurs, ne se croiseraient jamais. Cette année, le plateau a aligné tout ce qui compte : de la petite Alpine A290 Rallye 100 % électrique à la Ferrari 12Cilindri, en passant par les V8 rugissants et les prototypes à l’aérodynamique futuriste.

Parmi les modèles qui ont attiré la foule, quelques évidences : l’Aston Martin DBX S, SUV de 727 chevaux qui rivalise frontalement avec le Ferrari Purosangue, ou l’inédit BMW Vision Driving Experience, dont la fiche technique annonce un couple de 18 000 Nm sur l’essieu arrière – de quoi forcer le respect même des plus fervents fans de propulsion.

Côté exclusivité, l’Aston Martin Valhalla aura mis tout le monde d’accord : attendue depuis 6 ans, elle débarque avec plus de 1 000 chevaux, une production strictement limitée à 999 exemplaires et un ticket d’entrée à sept chiffres. La Ferrari F80, quant à elle, réinvente le mythe de la berlinette de compétition, s’affichant comme la descendante spirituelle de la 288 GTO et de la F40, mais avec une hybridation maîtrisée et un poids contenu par une profusion de carbone.

Petit détail qui change tout : la présence, cette année, d’une exposition dédiée aux voitures de courses japonaises des années 1990 et 2000. Honda Civic Type R Ultimate Edition, Prelude e:HEV, Super EV Concept : le constructeur japonais ne se contente pas du passé mais montre que l’esprit sportif continue d’évoluer. Une vraie claque pour qui suit le secteur depuis les années voitures à crabots.

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Modèle Moteur Puissance Particularité
Ferrari F80 V6 hybride dérivé 499P 1 200 ch Carrosserie carbone, héritage Le Mans
Aston Martin Valhalla V8 + hybride 1 012 ch Série limitée à 999 ex.
BMW Vision Driving Experience Électrique NC (couple 18 000 Nm) Technologies expérimentales
Alpine A290 Rallye 100 % électrique NC Championnat monomarque annoncé
Aston Martin DBX S V8 biturbo 4L 727 ch SUV, couple de 900 Nm
Honda Civic Type R Ultimate Edition 4 cyl. turbo 320 ch Série limitée à 40 ex.

En atelier, on dira ce qui est : le plateau 2025 est un mélange d’artisanat transalpin, de surpuissance allemande et de révolutions électriques. Ça permet d’ouvrir un débat : la performance ne tue pas l’âme, à condition de garder des trains roulants vivants et des moteurs qui « chantent ». C’est ce qui sépare une belle auto d’une vraie voiture de sport.

Démonstrations et plateaux anciens : la mémoire des courses automobiles

Goodwood ne se limite pas aux nouveautés tape-à-l’œil : le plateau « années 60-70 » a encore livré de grands moments. Le passage d’une Jaguar Type E restaurée dans les règles de l’art croise une Lancia Stratos pilotée sans ménagement, devant un public qui, inévitablement, pense à Goodwood Revival ou à la Ferrari 250 Cavallino pour la pureté de ligne.

À retenir pour ceux qui viennent du rétro : on trouve ici de la vraie voiture à entretenir, polir, écouter. Et pas mal de pièges à éviter côté achat : le numéro de châssis, l’état du carnet, les traces d’usage sur les paliers à roulements. Une seule constante : la cote argus monte après un passage remarqué sur la colline.

Se repérer et profiter : conseils pour une expérience sans faux pas

Venir à Goodwood, c’est bien, mais rater la moitié du programme à cause d’un mauvais timing ou d’une météo piégeuse, c’est dommage. Anticiper, c’est la clé. L’appli mobile reste un outil à dégainer dès l’entrée : plan interactif, horaires des runs, mises à jour des démonstrations… On y paramètre ses alertes selon ses modèles préférés et ses créneaux de shooting.

Le climat anglais en juillet : c’est la loterie. Il faut miser sur une combinaison de chaussures confortables, veste imperméable, protection solaire. Ceux qui partent chasser le cliché doivent aussi choisir l’objectif polyvalent : 24-200 mm, idéal pour alterner entre portrait de pilote et sortie de courbe, sans courir du paddock à la ligne de départ.

L’astuce des habitués : foncer très tôt sur les stands de restauration ou prévoir son casse-croûte, car les files deviennent interminables à partir de midi. Pour qui vise l’expérience premium, les zones VIP sont abordables – enfin, tout est relatif – mais les places filent très vite au rythme des réservations en ligne. Et sur les parkings ? Organisation correcte côté staff, mais il vaut mieux viser Chichester pour la navette.

Autre point de vigilance : immersion rime avec vigilance sur la sécurité : la montée et la zone rallye restent dangereuses, il est impératif de respecter les barrières et conseils des stewards. La scène du samedi soir, très animée, attire aussi une foule jeune venue autant pour les concerts que pour le bruit des moteurs.

  • Télécharger l’appli mobile pour les plans et horaires.
  • Prévoir combo veste imper / lunettes de soleil.
  • Sélectionner ses plateaux via l’appli la veille.
  • Arriver tôt pour éviter files et s’approcher de la piste.
  • Penser à la réservation hébergement plusieurs mois avant.

C’est ce genre d’anticipation qui fait la différence : les vrais clichés du festival ne se prennent pas au hasard, mais se construisent dans la lumière du matin ou juste avant un run de la Ferrari 12Cilindri. Les vieux routiers du Festival, eux, ne se laissent pas avoir par la logistique.

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Nouveaux modèles et attentes : retour sur les grandes premières du Goodwood 2025

Chaque édition du Goodwood Festival of Speed offre son catalogue de premières mondiales, mais 2025 a placé la barre très haut. Alpine A290 Rallye 100 % électrique : c’était l’évidence pour le lancement d’un nouveau championnat monomarque orienté « mobilité durable ». Aston Martin Vanquish Volante : le retour des cabriolets à moteur V12, attendus comme des rock stars. Valhalla : l’arlésienne enfin réalité, créant la queue la plus longue devant son box.

Chez BMW, le concept Speedtop a fait le buzz grâce à ses lignes inspirées par les breaks sportifs, tandis que la Vision Neue Klasse X a préparé le terrain pour la future iX3 de grande série – preuve que les constructeurs n’hésitent plus à montrer leurs prototypes en action, devant le public, quitte à essuyer quelques critiques sur les choix d’ergonomie ou de design.

Côté asiatique, Denza a marqué les esprits avec ses SUV électriques et hybrides rechargeables dopés à plus de 900 chevaux – pas vraiment ce à quoi le public traditionnel du festival s’attendait, mais le signal est clair : place à la diversité mécanique. Même du côté des sportives, la Yaris Aero Performance et la Honda Civic Type R Ultimate Edition, toutes deux tirant leur révérence, resteront des souvenirs vivants pour les puristes.

Face à ces nouveautés, certains puristes continuent de guetter la magie d’une course mythique telle que disputée par Sébastien Loeb au volant d’une auto d’anthologie – car, au fond, une grande voiture ne s’oublie pas parce qu’elle est la dernière ou la plus puissante, mais parce qu’elle marque son époque.

Focus sur la diversité des plateaux et la photo d’ambiance

Si l’on demandait à dix photographes présents cette année leurs clichés préférés, pas sûr qu’ils choisissent tous la même voiture : ambiance de rallye crépusculaire sur la Forest Stage, ballet de supercars sur la montée, file d’attente devant une Ferrari à numéro limité… Chacun repart avec sa plage de souvenirs, reflets d’une édition explosive où l’ancien côtoie l’avenir, sans jamais répéter les automatismes d’un salon d’exposition.

Une édition qui prouve la bonne santé du Festival, capable de séduire aussi bien la nouvelle génération, friande de technologie, que ceux qui rêvent encore en entendant le bruit caractéristique d’un flat-six au lever du jour.

Ce mélange de générations, de technologies, mais surtout d’états d’esprit, c’est ce qui crée le supplément d’âme d’un Goodwood réussi. En 2026, il y aura d’autres têtes d’affiche, mais rares sont les événements où l’on croise plus de rêves que de regrets entre deux runs… Les vrais clichés restent gravés longtemps après le retour, entre deux freins tardifs et l’ombre d’une aile arrière.

Comment se rendre au Goodwood Festival of Speed 2025 sans voiture ?

Il est possible de rejoindre le site en train jusqu’à la gare de Chichester, puis d’emprunter une navette régulière jusqu’au domaine. Cela évite les inconvénients de parking et le trafic dense aux abords du festival.

Quels modèles emblématiques étaient présents lors de cette édition ?

Parmi les voitures marquantes, on a compté la Ferrari F80, la nouvelle Alpine A290 Rallye, l’Aston Martin Valhalla, la BMW Vision Driving Experience, mais aussi des classiques comme la Jaguar Type E ou la Ferrari 12Cilindri.

Le festival est-il adapté aux enfants et familles ?

Oui, avec des zones interactives, des démonstrations variées et une ambiance globale très familiale sur le paddock le matin. Il est néanmoins conseillé de garder une vigilance accrue sur la montée et les stages rallye.

Y a-t-il des nouveautés à prévoir pour l’édition suivante ?

Chaque année apporte son lot de surprises. La tendance 2025 était axée sur l’électrification des gammes et la commémoration des 75 ans de la Formule 1, il faut s’attendre à ce que 2026 creuse encore ce sillon avec davantage d’innovations et de modèles inédits.

Quels liens existent entre le Goodwood Festival of Speed et les autres grandes courses comme les 24 Heures du Mans ?

De nombreux modèles présents à Goodwood viennent directement des plateaux les plus mythiques, notamment ceux des 24 Heures du Mans. La culture de course s’y retrouve, et beaucoup de constructeurs utilisent ces deux événements pour dévoiler ou valider leurs modèles. Pour aller plus loin, consultez le dossier sur les Heures du Mans 2025.

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